Google veut contrôler les publicités pour le bitcoin

Le géant américain a annoncé qu'il allait intensifier ses efforts contre les produits financiers non régulés ou trop complexes. L'année dernière, le groupe a bloqué 3,2 milliards de publicités qui violaient ses règles, soit plus de 100 par seconde.


Google va s'attaquer en 2018 aux publicités pour les produits financiers spéculatifs, liés notamment à l'engouement pour le bitcoin, a annoncé le géant internet américain mercredi en présentant le bilan 2017 de ses efforts sur le contrôle des publicités. Le groupe a bloqué l'an dernier 3,2 milliards de publicités qui violaient ses règles, soit plus de 100 «mauvaises publicités» par seconde, selon un bilan publié sur son blog. Google avait retiré plus de 700 millions de «mauvaises publicités» en 2015 et 1,7 milliard en 2016, ce qui montre une intensification des efforts du groupe pour rassurer les annonceurs et les pouvoirs publics qui réclament une plus grande régulation des plateformes numériques.


«Nous voulons faire en sorte que les publicités Google et que l'écosystème publicitaire soit sûrs et efficaces pour les gens, les annonceurs et les éditeurs», a expliqué au cours d'une conférence vidéo Jessica Stansfield, en charge des contrôles sur les publicités pour Google Europe Afrique et Moyen Orient. Après avoir banni en 2016 les publicités pour les prêts usuraires, Google va intensifier en 2018 ses efforts contre les produits financiers non régulés ou trop complexes, liés notamment à l'engouement pour le bitcoin. Le réseau social Facebook, a pris des mesures il y a quelques jours.


Les publicités liées au bitcoin, aux cryptomonnaies et aux Initial Coin Offering (ICO), ces levées de fonds durant lesquelles une start-up crée sa propre monnaie virtuelle, ne sont plus les bienvenues sur son réseau. Dans un communiqué du 30 janvier, l'entreprise indique bannir de ses services la promotion de ces produits financiers, afin de mieux sévir contre les escroqueries et arnaques. Des mesures valables également pour Instagram et Audience Network, le réseau publicitaire appartenant au groupe et qui se charge de placer des annonces conçues via les services de l'entreprise partout sur Internet.


Suspension de 7000 comptes «Adwords»

Cela concernera aussi d'autres produits financiers risqués, comme les options binaires, les contrats de différences (CFD) ou des places de marchés permettant de spéculer sur les devises. Courant 2018 «nous allons mettre à jour nos règles sur ces produits financiers», a expliqué Jessica Stanfield. Dans le détail, Google a bloqué l'an dernier 12.000 sites pour avoir copié ou contrefait des contenus d'autres sites. Il a suspendu plus de 7.000 comptes «Adwords», avec lesquels on peut acheter des mots-clés, pour avoir utilisé des titres accrocheurs mais mensongers visant à inciter les internautes à cliquer sur les publicités afin de les diriger sur des sites marchands sans rapport avec la promesse initiale.


Google a également retiré plus de 130 millions de publicités l'an dernier qui violaient ses règles (pour des sites vendant de faux produits pharmaceutiques, proposant des services mensongers, ou de faux diplômes par exemple) et 79 millions de publicités qui dirigeaient les internautes vers des sites contenant des logiciels malveillants. Le groupe explique avoir refusé l'accès à sa régie publicitaire Adsense à des milliers de «mauvais éditeurs», sites et applications, pour qu'ils ne puissent plus percevoir de recettes publicitaires.


Les jumeaux Winklevoss, connus pour avoir revendiqué la paternité de Facebook et construit une fortune grâce au bitcoin, ont proposé mardi la création d'un organisme d'autorégulation pour le secteur des devises virtuelles, une initiative saluée par un régulateur américain. «Ajouter une couche supplémentaire de supervision (...) est important pour la protection des consommateurs et l'intégrité de ces marchés», justifient Cameron et Tyler Winklevoss dans un message posté sur le site de leur société Gemini. C'est «la prochaine étape logique dans la maturation de ce marché», notent-ils. Cette initiative émerge un mois après la création au Royaume-Uni d'une association regroupant plusieurs entreprises spécialisées dans les cryptomonnaies visant aussi à l'autorégulation face aux nombreuses critiques dont ces actifs comme le bitcoin font l'objet.


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